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Histoire de l'art – VF

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Un cadavre exquis pour les films d’animation

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Le cadavre-exquis, vous connaissez probablement: une feuille pliée horizontalement, que l’on se passe de mains et mains. Chaque artiste/contributeur réalise une partie du dessin puis passe la feuille au voisin qui poursuit sans rien connaître de ce qui a été réalisé avant lui. Il s’agit d’un procédé surréaliste utilisé d’abord dans le domaine des mots, pour réaliser des phrases inédites, absurdes ou chargées d’un sens poétique.

Tate Modern réinvente ce procédé en proposant un site collaboratif permettant de générer des films d’animation réalisés à partir de plusieurs contributions. Le site « Exquisite Forest » permet de visionner, via l’onglet « Theatre », les films d’animation les plus populaires réalisés à partir de ce site.

Il existe cependant une différence (de taille): dans « Exquise Forest », les contributeurs peuvent voir le début du film d’animation et doivent répondre à certaines « règles » posées par le premier artiste. Enfin, le film n’est pas linéaire: à la manière d’un arbre, l’histoire de base se divise en de multiples branches, générant autant de nouveaux possibles.

Autre exemple, issu d’un exercice d’étudiants en animation en 2015:

 

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Nous irons visiter 2050

 

Limite / frontière

Projet Face2Face, photographies noir et blanc, Mur de séparation, côté israélien, Abu Dis, Jerusalem, 2007.
Projet Face2Face, photographies noir et blanc, Mur de séparation, côté israélien, Abu Dis, Jerusalem, 2007.
Projet Face2Face, photographies noir et blanc, mur de séparation, côté palestinien, 2006.
Projet Face2Face, photographies noir et blanc, mur de séparation, côté palestinien, 2006.

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Il était une photo…un été à New York

 

new york

 

Lorsque je regarde cette photo de moi petit, je ne peux m’empêcher de sourire. Je me souviens de cet été étouffant de 1969 à New York. A l’époque, je vivais dans un petit appartement avec mes deux sœurs et mes parents. Il y faisait tellement chaud l’été que je passais tout mon temps dehors avec mon voisin de palier, James. James avait emménagé quelques mois plus tôt, en face de chez moi, avec ses parents et ses 6 frères et sœurs. Souvent les gens du quartier les regardaient de travers. Dans le temps, je croyais que c’était à cause de leur grande famille mais ce n’est que maintenant, soixante ans plus tard que je me rends compte que c’était à cause de leur couleur de peau. A l’époque, l’égalité entre noirs et blancs aux Etats Unis était encore très fragile. Après tout cela ne faisait que six ans que Martin Luther King avait fait son célèbre discours contre la ségrégation raciale et pourtant les inégalités étaient encore très perceptibles dans le pays. Mais pas chez moi, pas dans ma famille. Ma mère m’avait toujours appris à aimer les autres peu importe leur provenance ou leur couleur de peau. Quelle femme formidable était ma mère. James me le répétait souvent. C’est d’ailleurs elle qui a pris cette photo de James et moi, lors d’un après-midi extrêmement chaud dans la grande ville. Je me souviens que nous étions en train de jouer quand tout d’un coup James m’a regardé avec ses grands yeux d’un air triste presque suppliant et m’a dit “amis à la vie à la mort promis?” je l’ai alors enlacé et répondu “promis”. Je n’ai plus jamais vu quelqu’un sourire autant que James à ce moment-là. Je remercie ma mère, là où elle est, d’avoir capturé un moment aussi important de notre enfance. De ma vie, je n’ai jamais tenu une promesse aussi longtemps que celle-ci. Je me tiens aujourd’hui devant ton cercueil, James et je renouvelle ma promesse: à la vie, à la mort.

Repose en paix, petit ange.

« Il était une photo- Le Soldat »

Photographie prise par Robert Doisneau.
Photographie prise par Robert Doisneau.

Il savait que ca ne pouvait plus durer bien longtemps.  Le sergent allait l’appeler.Le mur commençait à lui irriter légèrement le dos. Sa position n’était pas la plus comfortable, mais l’énergie de se relever l’avait quitté. Au loin, il pouvait apercevoir deux silhouettes, qui semblaient discuter. C’étaient plutôt des silhouettes féminines, peut être des infirmières? En plissant les yeux, il arrivait a mieux les distinguer. Au fond, il s’en fichait que ce soit des femmes ou pas. Plus rien ne lui importait. Les balles contre sa poitrine l’empêchaient de former une pensée normale. Même s’il essayait de ne pas y penser, il savait que ce répit ne durerait pas éternellement. Bientôt, il devrait se relever, et replonger dans le monde de la guerre.Combien de balles avait il déjà tiré? Il ne savait plus. Il ne voulait pas savoir. Le mur qui l’abritait semblait sur le point de s’écrouler, aussi n’osait il pas s’appuyer de tout son poids. Des murs qui s’écroulaient, il en avait vu assez comme ca. Peut être que s’il fermait les yeux, il s’endormirait contre le mur pour toujours. De toute façon, il n’avait meme plus son casque.A quoi bon continuer a s’entretuer? Les sourcils froncés, il parcourait les environs a la recherche d’un de ses compagnons. Les silhouettes avaient disparues. Peu importe. Palpant sa cuisse, il remarqua que son revolver n’était pas non plus a sa place.C’était sans doute un signe du destin, il allait mourir bientôt. La mort lui apparaissait a présent comme une libération. Peut être que Paris serait bientôt libéré aussi.

Parc Maximilien et Kern County

E. TILMANS, photographie noir et blanc, Parc Maximilien, Bruxelles, septembre 2015.
E. TILMANS, photographie noir et blanc, Parc Maximilien, Bruxelles, septembre 2015.
Dorothea LANGE, Kern County, photographie noir et blanc, février 1936, lieu de conservation non communiqué.
Dorothea LANGE (1895-1965, américaine), Famille migrante dans le Kern County (Etats-Unis), photographie noir et blanc, février 1936, lieu de conservation non communiqué.

Exploration – présentation

Cette partie du site est consacrée aux témoignages des élèves. Suite à un événement (rencontre en classe ou hors les murs, une visite, une sortie au théâtre, un voyage), les élèves relèvent leurs impressions, soulèvent une question, proposent une critique.

Audioguide – présentation

Ci-dessous, quelques exemples d’audioguides réalisés par des élèves de 6e TQ. Nous avons visité le musée fin de Siècle à Bruxelles. Chacun a choisi une oeuvre « coup de coeur » qu’il a analysée et documentée avant de composer un commentaire audio.

Fernand KHNOPFF, Les caresses, MRBAB, Bruxelles

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