« Exposition 2050 »

La Terre va-t-elle exploser? Allons nous tous disparaître? Comment résoudre tous les problèmes actuels? L’homme est il destiné à détruire son propre environnement?
Autant de questions que chacun d’entre nous s’est déjà posé, ou se pose maintenant.
Le futur, notre futur, celui de la planète Terre, est un sujet qui mène à beaucoup d’interrogations.

L’exposition 2050 nous offre une perspective du futur à travers une analyse du passé traduite par des créations artistiques toutes plus différentes les une que les autres. Cette exposition traite de thèmes réels et reflète les problèmes de notre société actuelle.
Parmi les grands sujets, on retrouve la surconsommation, le conflit global, la raréfaction des ressources naturelles, les inégalités sociale et économique ainsi que la mutation de l’être humain.
Ces thèmes sont interprétés par des créations de genre complètement différents. Le visiteur déambule dans des espaces remplis de peintures, de sculptures, de photos, de vidéos, et même d’installations et d’oeuvres d’art digital.

Si les thèmes cette exposition installée au Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles ne sont pas joyeux, ils comportent pourtant des visions constructives et positives du futur, avec des touches d’humour, qui évitent au visiteur de ressortir de là complètement déprimé.
Des artistes belges partagent la scène avec d’autres artistes internationaux pour nous offrir leur interprétation du futur.

L’une des oeuvres les plus frappante est sans aucun doute l’œuvre de l’artiste John Isaacs, « The Matrix of Amnesia » [Fat Man] qui provoque chez la plupart des personnes une vague de dégoût ainsi qu’un sentiment de recul. Les regards des élèves, lorsqu’ils ont aperçu ce corps amorphe et sans tête qui semblait se noyer dans sa graisse, étaient assez clairs sur ce point. Il va sans dire que le but de l’artiste ici n’a pas été de créer quelque chose de beau, mais bien de nous faire réfléchir sur notre société et sur notre manière de vivre. Cette oeuvre est comme un électrochoc, un rappel brutal à la réalité.
En effet, cet homme énorme n’a rien de beau ou d’attirant. Il n’y a pas d’harmonie, pas spécialement de recherche technique ou de travail dans les couleurs. L’oeuvre est simplement un homme obèse étalé sur le sol. Pourtant, il suffit à provoquer en nous des émotions diverses et nous conduit peut être même à nous remettre en question.
C’est également à ce moment là qu’il est intéressant de s’interroger sur la question suivante: l’art doit-il être forcément « beau »?
Si cette oeuvre est sans doute la plus choquante, il serait honteux de ne pas mentionner combien chaque oeuvre de cette exposition est à sa façon, à la façon de l’artiste,  interpellante et intéressante. (Manon du Bus 6GTA)
Dans le hall des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique se trouve une œuvre de David Altmejd : « Body Builders ». Il s’agit d’une sculpture faite en plâtre blanc. Elle représente un homme dont la tête ainsi que d’autres parties du corps sont composées de mains et de traces de mains. La statue est en haut de trois marches.
L’œuvre peut être interprétée de deux manières différentes lorsqu’on sait que l’artiste a voulu représenter l’Europe. Soit on imagine que nous sommes en train de détruire l’Europe, alors que les personnes plus optimistes penseront plutôt à la création de l’Europe. Nous ne savons pas à quoi ressemblera l’Europe en 2050, peut-être qu’elle aura continué à évoluer positivement ou, qui sait, qu’elle aura été détruite par ses propres citoyens qui la composent. La sculpture représente également la désunion des citoyens Européens par le trou dans le buste de l’homme, cette désunion qui crée la grande faiblesse de l’Europe.

L’exposition, unique en son genre, est sans aucun doute à ne pas rater pour n’importe quelle personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’Humanité, à la Terre, et à notre futur.

Publicités