Les petites filles bateau

Robert DOISNEAU,  » Les petites filles du bateau », 1945

Qu’il est bon de quitter Paris en ce mois d’août 1945. Il fait étouffant dans la capitale qui grouille de monde, telle un nid de fourmis. Hélène et Capucine ont été envoyées chez leur tante Martine à l’île de Ré pour trois semaines, le temps que leurs parents s’installent dans leur nouvel appartement dans le quartier du Marais. Les deux soeurs sont heureuses de retrouver tous leurs cousins et cousines pour partager ces merveilleuses vacances dans le petit village de la Flotte. Tante Martine et son mari, oncle Jean, habitent une grande maison de pierre blanche au bord de la mer, bordée de roses trémières. La propriété, entourée d’épaisses haies de lauriers, abrite un immense pin parasol, sous lequel tante Martine aime s’installer pour peindre.

Aujourd’hui, c’est dimanche et oncle Jean emmène toute la joyeuse troupe d’enfants en bateau jusqu’au petit village des Portes qui se situe de l’autre côté de l’île. A bord du grand voilier, les jumeaux Arnaud et Ulysse se prennent pour de vrais capitaines tandis qu’Hélène et Capucine se prélassent sur le pont, les cheveux au vent, inhalant l’air salé de la mer.

Les deux fillettes se chuchotent des petits secrets à l’oreille, éclatent de rire à la moindre vague qui fait trembler le bateau et profitent du soleil qui donne à leur peau ce joli teint doré.

Les jeunes passagers se réjouissent déjà de la bonne glace au chocolat qui les attend dans le petit port…

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